L'ÉLUE QUE JE SERAI

A quelques jours de la première Assemblée Plénière sur le budget primitif et parce que j'ai été interrogée sur la façon dont je fonctionne en tant qu'élue ; parce que je suis de ces élu-e-s qui se considèrent comme des militant-e-s à qui les électrices et les électeurs ont confié un mandat dont ils et elles doivent rendre compte, je trouve tout à fait naturel de répondre aux interpellations. C'est même pour moi obligatoire !

 C’est pourquoi les élu-e-s de Nouveau Monde En Commun dont je suis, se sont engagé-e-s à présenter régulièrement des comptes rendus de leur action au sein de la Région. Trois, au moins, dans les cinq ans de la mandature. À titre personnel, j’ai déjà fait et continuerai à faire des comptes rendus de mandats en lien avec les sections de Ensemble ou à la demande de camarades de Nouveau Monde En Commun dans les départements de la région.

Comme déjà dit, je suis une salariée, enseignante en lycée professionnel. Actuellement, j'ai en charge quatre classes dont trois classes à examen, et ce jusqu'en juin. A partir de septembre je serai à mi-temps car pour aborder de manière convenable mon travail d'élue, je dois aménager mon temps de travail. Mais je resterai une salariée. Je continuerai à travailler parce que mon métier c'est d'enseigner et je ne serai jamais une professionnelle de la politique. C'est essentiel, car pour être un-e bon-ne élu-e il faut être avant tout en phase avec la majorité de nos concitoyen-ne-s ; celles et ceux qui se lèvent tous les matins pour aller travailler, chercher du boulot, se former. C'est essentiel aussi pour moi qui exerce un métier passionnant - même s'il est difficile - de ne renoncer ni à l'enseignement ni au contact de mes collègues de travail.

Ainsi la plupart de mes attributions à la Région ont un rapport étroit avec mon métier. Je suis présidente de la Commission Éducation et vice-présidente de la Commission Formation professionnelle, Apprentissage, Emploi. En dehors des réunions et en fonction des attributions de ces commissions, je rencontre, à mon initiative ou à la leur, les acteurs de terrain avec qui je suis en liens réguliers (organisations syndicales, les fédérations de parents d’élèves, …). Je me déplace sur le terrain à la rencontre des collectifs militants pour soutenir leurs luttes et résistances.

Je suis également membre de la Commission Politique de la Ville.

Continuer à travailler mais à temps partiel, implique des sacrifices et, notamment, une perte de salaire. Aussi mon indemnité d'élue compense cette perte. Une fois les pertes de salaire déduites de l'indemnité, celle-ci est reversée à Ensemble, mon organisation politique.

Je tenais à clarifier le fonctionnement qui est le nôtre, qui est le mien aujourd’hui et qui le restera demain.

 

Myriam Martin, le 8 avril 2016