CHRONIQUE D'UNE JOURNÉE MILITANTE

Jeudi 4 février, ma journée militante au contact de ceux qui se battent. Une journée chargée et riche de rencontres.

Après les cours au lycée, je file dans la matinée au Conseil Régional où je reçois une délégation de la CGT des agents régionaux (Agents régionaux des lycées et agents des services).

Les échanges portent sur les conditions de travail des personnels, de la volonté commune de porter les difficultés qui existent dans les lycées : précarité, souffrance au travail etc. On se fait une promesse : celle d'échanger régulièrement pour faire le point sur la situation de tous les agents dans le cadre de cette fusion des régions qui est porteuse d'inquiétudes et d'incertitudes pour les personnels.

Pour les salariés de Goodyear : rassemblements de soutien partout en France

Jeudi 4 février, ont eu lieu partout en France des rassemblements de soutien aux huit salariés de Goodyear condamnés à de la prison ferme alors que ces mêmes salariés se battaient contre la casse de l'emploi. Mais plus largement, ces rassemblements ont porté le refus de la criminalisation  du mouvement syndical et social. A Toulouse, Square Jean Jaurès, derrière la place de Capitole, on est plus nombreux que lors du dernier rassemblement : 500 personnes au moins. Ambiance festive et combative, sandwichs et musique. Prise de parole du secrétaire fédéral de la CGT et aussi d'un responsable de Solidaires. Ces derniers rappellent que la répression contre les syndicalistes qui se battent et qui refusent de baisser la tête, frappe aussi des salariés à la mairie (de droite « Les Républicains ») de Toulouse. C'est le cas pour une Agent Territoriale Spécialisée des Ecoles Maternelles (ATSEM). C'est dans l'unité que cet appel a été réalisé avec en plus la FSU. Un comité de soutien contre la répression syndicale, pour la défense des libertés est mis en place. J'ai proposé en tant que syndicaliste élue d'en faire partie. La lutte ne fait que commencer.

14h : rencontre entre une délégation des élu-e-s du Nouveau Monde En Commun et une délégation de syndicalistes de Pôle Emploi.

On sait ou on croit savoir dans quelle situation se trouve « le pôle public de l'emploi », mais on est bien loin de la réalité. Depuis la douloureuse fusion ANPE/Assedics, les agents se battent contre une dégradation permanente des conditions de travail et contre le dévoiement des missions qui étaient les leurs. Nous partageons leurs inquiétudes quant à la volonté du gouvernement de donner à la compétence des Régions la gestion de Pôle Emploi. Ce transfert possible de compétence n'a pas pour but « d'aller vers de la proximité » mais a pour but, au contraire, d'adapter les missions de Pôle Emploi au plus près des desirata du patronat.

Rendez-vous est pris pour lundi 8 février : l'intersyndicale de Pôle Emploi appelle à la grève pour refuser la dernière restructuration qui a pour objectifs la fermeture des agences l'après-midi, le renvoi des usagers à l'utilisation des canaux numériques, et l'impossibilité pour les agents d'accompagner les usagers.

Je serai présente, avec des camarades de Nouveau Monde En Commun, au rassemblement lundi 8 février à 12h place Occitane.