9 mars : ON N'AVAIT PAS VU ÇA DEPUIS 2010 !

 20 000 personnes dans les rues de Toulouse : on n'avait pas vu ça depuis 2010 !

Il pleuvait, il faisait froid mais, cette fois-ci, le cœur y était. Malgré le temps la manif était très grosse : des salarié-e-s des boites du privé, des salarié-e-s du public, et puis des jeunes nombreux, très nombreux, surtout parmi les étudiant-e-s. Une manif dynamique dans laquelle on a retrouvé la même inventivité (en terme de slogan ou d'affichettes perso) et la même vitalité qu'on a pu connaître sur les grandes mobilisations de 2006 contre le CPE ou en 2010 contre la « réforme » sur les retraites.

Ce constat peut être fait dans tout le pays. La loi « travail » ne passe pas car la prise de conscience que ce qu'il se passe n'est plus acceptable (la casse définitive des droits sociaux) est en train de se construire. On observe que sur ce sujet comme sur celui de la déchéance de nationalité, la fracture au sein du PS s'accentue. Pourtant l'exécutif s'entête et finalement ne réagit pas autrement que Villepin en son temps, en 2006, lors de la mobilisation contre le Contrat Première Embauche (CPE).

Il commence à minimiser la mobilisation et va jusqu'à, par la voie de certains de ses dirigeants, exprimer le mépris pour les jeunes qui se mobilisent : il est tout de même lamentable de parler des jeunes, comme le fait Sarkozy, en considérant ces derniers comme des imbéciles qui ne comprennent rien et n'ont pas à se mettre en grève, ou pire encore en considérant que les jeunes sont « manipulés » !

Pourtant le gouvernement devrait se rendre compte que la mobilisation ne va pas s'arrêter là. D'ailleurs il y a un nouvel appel à se mobiliser pour les jeunes jeudi prochain le 17 mars. Car les jeunes ne s'y sont pas trompés, la loi travail enlève aux nouvelles générations qui se retrouveront sur le marché du travail bientôt, toute perspective d'avenir sans droits sociaux.

C'est donc à leurs côtés qu'il faut poursuivre la lutte. Le 17 et après. Il faut mettre en échec ce gouvernement qui mène une politique désastreuse pour la majorité de nos concitoyens.

Il n'y a pas de « dialogue social », il n'y a pas de négociations sur une loi aussi dangereuse pour les droits sociaux. Une seule exigence : le retrait de la loi !

Myriam Martin