RENCONTRE AUTOUR D'UN REPAS D'AMIE-ES PALESTINIEN-NES

Lundi 25 janvier 2016, rencontre autour d'un repas d'ami-e-s Palestinien-ne-s avec notamment, Dima Abughoush, femme brillante, universitaire, réalisatrice et écrivaine qui achève un film documentaire sur l'histoire d'Emmaüs, son village.

 

La fonction d'élue est passionnante quand elle permet des rencontres formidables. Grâce à Taïeb Cherfi, c'est ce qu'il s'est passé lundi 25 janvier en soirée dans un petit resto toulousain.

P.Lacaze, conseiller municipal à Toulouse, JC.Sellin, conseiller régional et moi avions été invité-e-s en tant qu'élu-e-s. Nous avons donc fait la connaissance de camarades de Pau, membres actifs d’Emmaüs Pau Lescar et de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS).

Mais l'invitée d'honneur de cette soirée était Dima Abughoush, accompagnée de son oncle et d'un jeune ami qui partage avec la famille de Dima le fait d'être originaire du village d'Emmaüs en Palestine. Village à l'histoire tragique puisque rasé par l'armée israélienne en 1967, lors de la guerre des 6 jours.

 

Elle achève un film documentaire, sens de sa présence en France, sur l'histoire de son village. Grâce à la petite équipe qui s'était rendue en Palestine en octobre dernier, dont notre ami Germain d'Emmaüs, de Taïeb, de Moncef, de Christine et d'autres camarades de l'AFPS, Dima a pu présenter en projection privée son film devant 350 personnes à Pau le week-end du 23 janvier. Elle a été ovationnée.

Nous n'avons pas vu encore son film et il nous tarde qu'il soit achevé pour enfin le découvrir. Le financement de ce documentaire est assuré mais le diffuser en France c'est un autre sujet. Aussi nous sommes nous engagé-es à aider à sa diffusion, au moins dans notre grande région.

Le sujet du film tourne autour de la transmission de la mémoire et familiale et d'un peuple. Je sais que cette question est primordiale pour les Palestiniens. Préserver la mémoire et la transmettre c'est un premier acte de résistance. J'avais été frappée par cela lors de mon séjour en Palestine en avril 2009. Dans les camps de réfugiés Palestiniens à Naplouse comme à Bethléem, les activités culturelles en direction des enfants tournent autour de la transmission de l'Histoire et de l'identité. Quand cela est possible, on amène les enfants sur les terres où ont vécu leurs familles avant la Naqba (la catastrophe en 1948 quand les Palestinien-e-s ont été chassé-e-s de leur terre).

Dima raconte cette même histoire qui se déroule en 1967, alors qu’elle avait deux ans et qu'elle a été obligée de fuir avec toute sa famille.

La lutte pour la reconnaissance des droits du peuple Palestinien doit être pour les élu-e-s que nous sommes, pour l'élue que je suis, une priorité internationaliste. La région a des leviers pour agir en termes de coopération, de jumelage, d'expression concrète de la solidarité.

Pour finir merci à tous-tes les présent-e-s, à Moncef pour la traduction et à Dima pour sa gentillesse et tout simplement pour son courage.

Myriam Martin, 27 janvier 2016